Collectif de citoyens Guadeloupéens

A l’attention du

Conseil Général
Préfecture
Association des Maires de Guadeloupe
Mairies de Guadeloupe
Conseil Régional
Député Européen Section Atlantique

Madame, Monsieur, Messieurs,

Soucieux comme vous de préserver l’environnement de la Guadeloupe et voulant répondre au vaste problème de la gestion des déchets, je vous adresse cette lettre suite aux différents signataires exprimant leur objections lors de la Pétition

Non a un incinérateur d’ordures ménagères en Guadeloupe

URL Courte : http://4896.lapetition.be/

Nous faisons un appel urgent à tous les Guadeloupéens afin de contrer le projet de l’installation d’un incinérateur à La Gabarre, qui serait une vraie catastrophe pour l’avenir de notre archipel, la santé de tous les Guadeloupéens et l’augmentation considérable de la taxe d’enlèvement d’ordures ménagères (TEOM).

Il faut agir très vite, car les travaux pourraient commencer très rapidement, l’enquête publique étant actuellement en cours en mairie des Abymes sur le projet d’incinérateur à la GABARRE depuis le 24 Août jusqu’au 24 Septembre 2009. Vous pouvez consulter le dossier d’enquête et écrire vos objections sur le registre d’enquête pendant les heures d’ouvertures de la mairie des Abymes.

Avec ou sans filtres, les émissions de dioxines et autres substances chimiques, de métaux lourds de l'incinérateur sont dangereusement polluantes, sans oublier les mâchefers qui seront stockés sur place ou utilisés dangereusement ça et là !

INCINERATEUR = CANCER = DIOXINES = POLLUTIONS DURABLES

NON à un incinérateur en Guadeloupe - OUI à la réduction et au recyclage des déchets!

Un groupe de médecins et de scientifiques, composé notamment du cancérologue Dominique Belpomme, en 2007 a remis aux ministères de l'Ecologie et de l'Intérieur un rapport accablant sur les effets de l'incinération sur la santé. L'incinérateur est « un brûlot géant duquel s'échappent de très nombreuses substances toxiques ».. Les risques encourus sont énormes pour l'environnement, et donc pour l'homme depuis les divers cancers jusqu’aux malformations congénitales et dysfonctionnements de la reproduction.

BIEN-ETRE ET INCINERATEUR ne s'associent pas !

L'INCINERATEUR n'est pas compatible avec la santé environnementale, humaine et économique de notre archipel.

NON A L'INCINERA-TUEUR !

Inutile de croire qu’un incinérateur produira de l’énergie, le bilan global est effroyablement négatif.

Enfin il faut comprendre qu’un incinérateur démobilisera les citoyens qui se sont mis au tri sélectif, car un incinérateur doit être ‘’rentable’’ pour les investisseurs et donc brûler beaucoup, en permanence et n’importe quoi comme déchets !

Plusieurs associations et forces vives sont en train de se mobiliser pour faire échouer ce projet, et nous comptons sur votre soutien en prenant part à cette pétition, et joindre votre avis sur le registre de l’enquête publique en cours auprès de la mairie des Abymes jusqu’au 24 Septembre 2009 et en faisant suivre ce message à toute votre « mailing list ».

Toutes personnes désirant nous aider dans ce combat sont les bienvenues.

Nous devons nous battre pour sauvegarder notre planète et l'avenir de nos enfants!

Ensemble nous sommes plus forts,

MOBILISONS NOUS!.

Signez et faites signer la Pétition…

http://lapetition.be/en-ligne/non-a-un-incinrateur-dordures-mnagres-en-guadeloupe-4896.html

En tant que citoyens ecoresponsables contre l’implantation d’un projet d’incinérateur de déchets ménagers en Guadeloupe nuisible pour l’environnement et notre santé nous tenons à vous faire part de nos préoccupations plus largement écologiques et économiques en la matière. Pourquoi adopter un projet d'unité de traitement basé sur un incinérateur pour le traitement des déchets ménagers de la Guadeloupe alors qu'une directive-cadre révisée relative aux déchets a été publié au Journal Officiel de l'Union Européenne le 22 novembre 2008. Ce nouveau texte de référence de la politique de gestion des déchets au sein des pays de l'UE fixe de nouveaux objectifs de recyclage que les Etat membres devront atteindre d'ici 2020 : « les déchets ménagers et assimilés devront être recyclés à 50% et les déchets de construction et de démolition à 70%. » Nous attirons votre attention sur la question urgente de la gestion des déchets ayant vers une politique du recyclage de différentes matières à valoriser parmi la réalisation de Centres de traitement de proximité (réduction du cout des transports en sachant que le prix du pétrole s’élève année par année ayant vers l'augmentation considérable de la taxe d'enlèvement d'ordures ménagères TEOM) en Guadeloupe permettant de revaloriser la matière en ressource et de développer un tissus économique respectueux de l’environnement

En termes de recyclage des matières, c'est une véritable aberration écologique de décider de bruler, env. 100.000 T de déchets sur les 130.000 entrantes prévus par année dans le cadre du projet de Plateforme multi-filières proposé par la société ValorGabar (ou est-il le recyclage ?) dont selon le Plans Départementaux d'Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés (PDEDMA) de Guadeloupe révisé en 2008 était précisé alors que la mise en place d'une Usine d'Incinération des Ordures Ménagères (UIOM) serait envisagée après que toutes les autres pistes aient été étudiées et exploitées : traitement par compostage, par méthanisation, par chaulage (déshydratation et stabilisation de la matière organique par l'action de la chaux pour l'obtention de produits réutilisables pour l'agriculture ou sous forme de combustible pour cimenteries) et après validation de la population guadeloupéenne.

A ce titre nous vous demandons, Madame, Monsieur, Messieurs,

- de renoncer à autoriser l'incinérateur prévu en Guadeloupe, totalement antinomique avec une politique de tri, de recyclage et de valorisation des matières, surdimensionné, cher et menaçant en termes de santé publique

- l’ouverture d’un vrai débat publique autour de la revalorisation des déchets en ressources

- de demander au conseil général de réviser le plan départemental dans le sens d'un traitement plus écologique de nos déchets

- et de bien vouloir lancer des études sérieuses sur des propositions alternatives au projet actuel consistent à développer le tri, le recyclage, et à reconvertir les déchets restants en respectant les pourcentages des directives européennes en énergie sans bruler

En vous remerciant très sincèrement de l’attention que vous porterez à notre demande et souhaitons connaître votre opinion au cœur d’un sujet d’intérêt général pour la population guadeloupéenne nous comptons sur votre sensibilité vers une politique locale plus respectueuse de l’environnement vers l’avenir dont tout à chacun en tant que citoyens ecoresponsables parmi le droit d’expression nous étions acteurs de notre environnement

Collectif de citoyens Guadeloupéens

Le texte de la nouvelle Directive-Cadre Déchets 2008/98/CE du Parlement Européen et du Conseil du 19 novembre 2008 a été publiée au Journal Officiel de l’Union Européenne L312 du 22 novembre 2008.

Cette Directive constitue le nouveau texte de référence de la politique de gestion des déchets au sein de l’Union Européenne. Elle fixe de nouveaux objectifs de recyclage que les Etats Membres devront atteindre d’ici 2020 : les déchets ménagers et assimilés devront être recyclés à 50 % en poids et les déchets de construction et de démolition à 70 % en poids. Elle renforce les dispositions en matière de prévention des déchets en imposant aux Etats Membres d’élaborer des programmes nationaux de prévention ; la Commission Européenne s’est quant à elle engagée à présenter des rapports sur la prévention des déchets et à définir des objectifs en la matière. La nouvelle Directive établit une hiérarchie à 5 niveaux entre les différentes options de gestion des déchets, selon laquelle l’option à privilégier est la prévention, suivie de la préparation en vue du réemploi, du recyclage, des autres formes de valorisation (notamment valorisation énergétique), et enfin, en dernier recours, de l’élimination. Un certain nombre de définitions importantes, comme celle du recyclage, de la valorisation et des déchets eux-mêmes ont été adaptées. La nouvelle Directive établit une distinction entre déchets et sous-produits, et détermine la fin du statut de déchets, stade auquel un déchet a été suffisamment valorisé pour ne plus être considéré comme un déchet. La nouvelle Directive 2008/98/CE abroge la Directive 2006/12/CE relative aux déchets, la Directive 91/689/CEE relative aux déchets dangereux et la Directive 75/439/CEE relative aux huiles usagées.

Entrée en vigueur : 12 décembre 2008 ; Transposition au plus tard le 12 décembre 2010