Proposition alternative de Gerardo SESSA à l'Incinérateur
Par Nicola Coppa le mercredi 9 septembre 2009, 19:54 - Lien permanent
Proposition alternative de Gerardo SESSA à l'Incinérateur
En Guadeloupe, selon l’ INSEE, la population habite pour 75% des maisons individuelles et pour 25% des immeubles.
Sur cette base, nous essaierons de revoir les chiffres données pour justifier la construction d’un incinérateur.
Nous prenons comme alternative la solution la plus simple et la plus immédiate :
Le Compostage Individuel.
Le Compostage Individuel s’adresse à chaque famille vivant dans une maison individuelle, il est simple et réduit entre 40 et 50 % le volume des ordures ménagères.
Nous prenons le chiffre le plus bas, 40%.
Si on nous annonce le traitement de 150,000 tonnes d’ordures ménagères,
75% vient des maisons individuelles, donc 113,000 tonnes
25% vient des logements en immeubles, donc 37,000 tonnes de ces 113,000 tonnes, on déduit 40% de compostage = 45,000 tonnes donc il ne reste que 68,000 tonnes d’ordures à traiter
pour un total cette fois de 105,000 tonnes
Proposition alternative de Gerardo SESSA à l'Incinérateur
En Guadeloupe, selon l’ INSEE, la population habite pour 75% des maisons individuelles et pour 25% des immeubles.
Sur cette base, nous essaierons de revoir les chiffres données pour justifier la construction d’un incinérateur.
Nous prenons comme alternative la solution la plus simple et la plus immédiate :
Le Compostage Individuel.
Le Compostage Individuel s’adresse à chaque famille vivant dans une maison individuelle, il est simple et réduit entre 40 et 50 % le volume des ordures ménagères.
Nous prenons le chiffre le plus bas, 40%.
Si on nous annonce le traitement de 150,000 tonnes d’ordures ménagères,
75% vient des maisons individuelles, donc 113,000 tonnes
25% vient des logements en immeubles, donc 37,000 tonnes de ces 113,000 tonnes, on déduit 40% de compostage = 45,000 tonnes donc il ne reste que 68,000 tonnes d’ordures à traiter
pour un total cette fois de 105,000 tonnes
avec un peu de bonne volonté nous pourrons demander à tous de mettre à côté le plastique propre et le papier et le carton propre qu’on passera chercher en porte-à-porte un jour précis de la semaine (et non en apport personnel dans les conteneurs, car l’expérience de tous les pays du monde nous dit que la seule méthode efficace est le porte-à-porte), nous dirons que nous allons récupérer encore 20% du volume des ordures donc 21,000 tonnes total des ordures qui restent à traiter : 84,000 tonnes.
Dans aucun pays du monde est possible de tenir en activité un incinérateur avec moins de 100,000 tonnes d’ordures traitées
Donc la construction d’un incinérateur dans ces conditions est anti-économique.
Mais aussi la construction d’un méthaniseur sera anti-économique, car le méthaniseur se nourrit de matière organique et celle qui reste dans les ordures non triées des logements en immeubles est de 40% du total de 37,000 tonnes
Donc 14,800 tonnes de matières organiques qui, suite au trie mécanique nécessaire pour les séparer des autres éléments, deviennent moins de 10,000 tonnes.
Et, avec ce tonnage, la mise en place d’un tri mécanique et d’un méthaniseur devient antiéconomique.
Coûts
Aujourd’hui mettre en décharge une tonne d’ordures coûte 85€ la tonne,
Incinérer 1 tonne d’ordures coûtera au départ 120€ la tonne, plus tard on arrivera surement à plus de 150€.
On prendra comme référence un coût fixe de 120€ la tonne.
Donc mettre en décharge 84,000 tonnes à 85€ coûte 7,140,000€
Incinérer 150,000 tonnes coûte 18,000,000€.
Coûts avec Incinérateur
Construction 170,000,000€
Fonctionnement pour 10 ans 180,000,000€
Total en 10 ans 350,000,000€
Nombre d’emplois créés
Pour 2 ans 300
Pour les 8 années suivantes 60
Dans nos calculs, on ne prend pas en compte les arrêts, la maintenance, les casses et le coût de l’enfouissement des résidus de l’incinération.
Risques
Dioxine
Nano poudres
Métaux lourds
Risque dus à la combustion
La combustion sera aidée avec :
Gasoil risque CO2
Bois de palettes risque Bromure de Méthyle
risque PCP pentachlorophénol
Plastique risque Dioxines
Conséquences Cancer
Malformations à la naissance
Contamination perpétuelle des cultures et de la vie animale dans un rayon de 20 Km autour
Écosystème tué à jamais.
Coût avec Compostage et porte-à-porte
Fabrication de 120,000 composteur individuels, en utilisant le bois des palettes et les futs en plastique et en métal.
Tous ces matériaux sont disponibles sur place au seul coût du ramassage.
Les composteurs seront donnés gratuitement à toutes les familles vivant en maisons individuelles,
120,000 composteur en 2 ans = 60,000 composteurs par an
60,000 composteurs par an = 5,000 composteurs par mois
5,000 composteurs par mois = 250 composteurs par jour
250 composteurs par jour = 8 composteur par jour par commune (35 communes)
pour la fabrication de 8 composteurs par commune est suffisante une équipe de 3 personnes,
pour rendre les choses plus faciles le calcul est fait avec
4 personnes à la fabrication
4 personnes au ramassage et à l’installation chez les particuliers
les moyens techniques, les locaux de fabrication et stockage seront fournis par chaque mairie,
le transport sera effectué avec les camions que chaque mairie possède déjà
8 emplois par commune X 35 communes = 280 emplois
280 emplois X 2,000€ brut par mois = 560,000€ X 24 mois = 13,440,000€
les emplois seront pérennisés en transformant le personnel en technicien de terrain ou agent territorial pour l’environnement, chargé du porte à porte pour récupérer les autres composants des ordures (métaux, verre, bois, encombrants, etc.)
la décharge continuera à être payée 85€ la tonne
Coût de fabrication de 120,000 composteurs en 24 mois 13,440,000€
Coût de la mise en décharge pour 24 mois 14,280,000€
Coût des techniciens pour 8 ans 53,760,000€
Coût de la mise en décharge pour 8 ans 57,120,000€
Total sur 10 ans 138,600,000€
Nombre d’emplois créés
Pour 2 ans 280
Pour les 8 années suivantes 280
Risques
Trouver une solution soutenable pour l’elimination des ordures emmenées à la décharge.
Plusieurs techniques voient le jour ces derniers temps, en leurs donnant les moyens de faire leurs épreuves, on peut concevoir plusieurs solutions possibles dans les 10 ans qui suivront.
Avec des coûts de l’ordre de 30,000,000€ pour le traitement de 100,000 tonnes d’ordures ménagères par an, donc largement suffisant à absorber les quantités déposées en décharge, et avec un impacte sur l’écosystème très proche de zéro.
Conséquences
Transport des ordures ménagères réduit de 30%.
Coût de la Taxe des ordures ménagères réduite de 25 à 30%.
Coût du ramassage des matières premières triées, à la charge des entreprises qui en auront un bénéfice avec leur revente.
Pérennisation de 280 foyers.
Élan vers une nouvelle conscience de notre île et de notre environnement.
Point de départ vers une économie régionale stable et soutenable, moins dépendante de l’extérieur.
Meilleur rapport des individus avec leur mode de consommation.
Conclusions
Les chiffres :
Coûts pour 10 ans :
Incinérateur coût 350,000,000€
Compostage et porte-à-porte coût 138,600,000€
Coût à la tonne d’ordures ménagères:
Incinérateur 120€ 30% plus qu’aujourd’hui
Compostage et porte-à-porte 85€ le même qu’aujourd’hui
Risques :
Incinérateur énormes
Compostage et porte-à-porte minimes
Emplois :
Incinérateur 70 en moyenne sur 10 ans
Compostage et porte-à-porte 280 en moyenne sur 10 ans.
Fait par Gerardo SESSA
Abymes, le 09/09/09
Commentaires
Bonjour je suis totalement d'accord il faut éviter de disperser dans l'atmosphéres des polluants hautement toxiques . C'est aussi très bien de généraliser le compost . Vous pouvez aller encore plus loin et adopter des toilettes telles que je les présente dans le site merci lombrics
Si les 150 euro posent problème contactez moi Contact@mercilombrics.com
Une alternative révolutionnaire . Bernard Fontvieille communique :
www.midilibre.fr/.../assainissement-une-alternative-au-br-anchement-.
"L'administration nous demande quand elle existe de nous brancher à la station d'épuration. Mais elle ne sait pas que les responsables de la station cherchent à faire disparaître les boues qui bien souvent prennent le chemin des zones incultes. Quand il n'y a pas de station, soit que l'on est trop loin ou bien qu'elle n'existe pas, on nous demande d'installer une fosse septique, souvent un bac dégraisseur et enfin un champ d'épandage. Tous ces aménagements coûtent cher et ils ne règlent pas comme dans la nature tous les problèmes de pollution et d'odeurs. Or les Chiliens d'abord dont le modèle TOAA a été repris par les scientifiques de l'INRA ont réintroduit les lombrics dans la chaîne de l'assainissement. A La Salvetat, l'inventeur des toilettes fertilisantes (site web : merci lombric nouvelle version) vient de brancher à la Jasse d'Alban, un assainissement totalement autonome 'eau propre'. Le contenu des toilettes passe dans un cube où se trouvent des lombrics qui transforment nos déjections en humus et des bactéries qui transforment l'ammoniaque de l'urine en nitrate. Le rejet du cube est rejoint par les autres eaux usées de la maison. Toutes ces eaux sont réparties dans un bassin d'argile, de galet et de sable de rivière dans lesquels poussent des plantes phyto épuratrices. Nous sommes au début de cette expérience mais n'est-il pas plus cohérent d'établir dès maintenant un tas de compost de végétaux si possible broyés dans lesquels on introduit 1/3 environ de déjections animales (bouse de vache, crottin...) et qui est régulièrement arrosé pour accélérer la fermentation et attire des lombrics. Les lombrics, ces bactéries dans de l'humus. Il ne faut rien d'autre pour se passer de fosse septique, de fosses toutes eaux, de champs d'épandage".
Je sais aussi obtenir le même résultat sans eau . Installer l'humus les lombrics et les bactéries dans une caisse . Installer la lunette à l'opposée de la sortie du rejet . On récupère de l'humus utilisable au jardin ou au champ et un liquide fertilisant (nitrates)
A la Salvetat 5 familles ont déja adopté les toilettes nature
Nous avons simplifié la construction des toilettes fertilisantes au point que des villages malgaches s'enflamment pour cette méthode d'assainissement hygiénique et pourvoyeuse d’engrais. Il suffit de faire au sol une surface en ciment de 50 cm de large et 1 mètre 20 de long. Ce ciment a une très légère pente vers un réservoir à urine nitrate . A l'entrée de ce ciment une étagére à hauteur de siège avec un simple trou pour déféquer . L'utilisateur a à sa disposition une caisse pleine d'humus et il met sur sa déjection une petite poignée d'humus pour éloigner les mouches et surtout permettent aux vers du fumier de faire leur travail. Pour ceux qui urinent seulement l'étagère n'existe pas . On peut rallonger la surface en béton en effet il faut donner le temps aux bactéries de transformer l'ammoniaque en nitrate. la surface en ciment est entouré de planches ou de briques c'est à dire que le réservoir à environ 45 à 50 cm de haut c'est amplement suffisant. Si vous êtes très nombreux vous pouvez modifier ces données seulement techniques. Ce réservoir contient de l'humus et des vers du fumier. Pour être sûr que l'on aura suffisamment de lombrics il faut mettre de l'humus dans une petite caisse , y mettre de vers du fumier que l'on récupère dans des composts où dans l'environnement . On doit nourrir cette population animales afin qu'elle se multiplie 0n n'achète pas ces toilettes on en devient le créateur et vous verrez c'est un travail agréable Bon courage