Rapport remis par Nicola COPPA lors de l’enquête publique du 24 Août au 24 Septembre 2009 en mairie des Abymes d’un centre de traitement multi-filières de déchets ménagers proposé par la société « ValorGabar » chargée par le SICTOM à réaliser à la Gabarre
Par Nicola le jeudi 24 septembre 2009, 11:30 - Lien permanent
Rapport remis lors de l’enquête publique du 24 Août au 24 Septembre 2009 en mairie des Abymes d’un centre de traitement multi-filières de déchets ménagers proposé par la société « ValorGabar » chargée par le SICTOM à réaliser à la Gabarre
En tant que citoyen je vous fais part de mes réflexions sur ce projet d’un centre de traitement multi-filières de déchets ménagers proposé par la société « ValorGabar SAS » chargée par le SICTOM à réaliser à la Gabarre.
Je retiens que ce projet d’un centre de traitement multi-filières de déchets ménagers est irrecevable, incompatible et incomplet présentant plusieurs incohérences.
A ce jour le coût initial de ce projet d’un centre de traitement multi-filières de déchets ménagers est énorme :
170.000.000 € soit l’équivalent de 386€ par habitant (sur 440.000 habitants), donc hors de la portée des habitants et un budget excessif pour le Département de la Guadeloupe dont le maitre d’ouvrage à demandé le préfinancement de :
voir page 7 de la synthèse édité par la société ValorGabar téléchargeable vers le lien presse du site www.gabarbelle.com http://www.gabarbelle.com/media/synthese.pdf
90.000.000 € au titre du FEDER « Grand Projet », des participations locales et nationales (Conseil Général et Conseil Régional, ADEME)
63.000.000 € au travers d’un contrat de type crédit bail envers les banques.
Conséquences :
Augmentation des taxes locales (TEOM) pour une population où le coût de la vie est déjà très cher avec environ 40% de la population à la recherche d’un emploi donc n’ayant pas suffisamment de ressources. Le projet d’un centre de traitement multi-filières de déchets ménagers ne prévoit pas la forte augmentation du coût du pétrole qui sera toujours plus cher allant provoquer encore une augmentation des taxes locales pour couvrir les déplacement de la collecte vers l’incinérateur ainsi que les besoins internes de la plateforme en combustibles fossiles
Rapport remis lors de l’enquête publique du 24 Août au 24 Septembre 2009 en mairie des Abymes d’un centre de traitement multi-filières de déchets ménagers proposé par la société « ValorGabar » chargée par le SICTOM à réaliser à la Gabarre
En tant que citoyen je vous fais part de mes réflexions sur ce projet d’un centre de traitement multi-filières de déchets ménagers proposé par la société « ValorGabar SAS » chargée par le SICTOM à réaliser à la Gabarre.
Je retiens que ce projet d’un centre de traitement multi-filières de déchets ménagers est irrecevable, incompatible et incomplet présentant plusieurs incohérences.
A ce jour le coût initial de ce projet d’un centre de traitement multi-filières de déchets ménagers est énorme :
170.000.000 € soit l’équivalent de 386€ par habitant (sur 440.000 habitants), donc hors de la portée des habitants et un budget excessif pour le Département de la Guadeloupe dont le maitre d’ouvrage à demandé le préfinancement de :
voir page 7 de la synthèse édité par la société ValorGabar téléchargeable vers le lien presse du site www.gabarbelle.com http://www.gabarbelle.com/media/synthese.pdf
90.000.000 € au titre du FEDER « Grand Projet », des participations locales et nationales (Conseil Général et Conseil Régional, ADEME)
63.000.000 € au travers d’un contrat de type crédit bail envers les banques.
Conséquences :
Augmentation des taxes locales (TEOM) pour une population où le coût de la vie est déjà très cher avec environ 40% de la population à la recherche d’un emploi donc n’ayant pas suffisamment de ressources. Le projet d’un centre de traitement multi-filières de déchets ménagers ne prévoit pas la forte augmentation du coût du pétrole qui sera toujours plus cher allant provoquer encore une augmentation des taxes locales pour couvrir les déplacement de la collecte vers l’incinérateur ainsi que les besoins internes de la plateforme en combustibles fossiles.
L’installation d’une UIOM (Unité d’incinération d’ordures ménagères) en Guadeloupe est prévue à la Gabarre à proximité des habitants de Grand Camp, Raizet, Lauricisque, Baie Mahault et autres. Je vous rappelle que ceci est toxique à 25% et va provoquer des résidus toxiques solides, liquides et gazeux (Mâchefers, Cendres, REFIOM, Fumées), et un impact certain sur l’effet de serre. Il faut s’attendre à une augmentation de victimes cardiovasculaires et par cancers divers induits, facteurs déjà respectivement évaluées à 33% et 29% des décès en Guadeloupe.
Ce n’est pas le souhait des habitants locaux, riverains et autres.
Un projet à implanter sur un sol instable et liquéfiable dont une simple faille selon les risques de catastrophe naturelle peut provoquer l’effondrement de ce futur Centre de Traitement dont l’incinérateur lui-même. Ceci polluant ultérieurement la Mangrove, la mer et les rivières autour du Grand Cul du Sac Marin reconnu depuis cette année réserve naturelle protégée par le Parc Naturel. Il est nécessaire de réduire les facteurs de pollution et non pas de les augmenter « durablement » avec ce projet dont la durée d’exploitation est comprise entre 20 et 30 ans.
Le projet défini « centre de traitement multi-filières de déchets ménagers » prévoit la mise en place de Tri Sélectif sans le recyclage (sauf le plastique et les pneus recyclés par ECODEC pour en suite revendre les matières en France)
Selon le schéma en page 5 de la synthèse éditée par la société « ValorGabar » prévoyant une entrée estimé d’environ 130.000 T d’ordures ménagères par année seulement 5.000 T vont être recyclés, env. 25.000 Tonnes de matières organiques vont être valorisés par le cycle de la méthanisation suite à un Tri mécanique et 100.000 Tonnes vont être incinérées soit le 75% des déchets entrants au contraire de les recycler et revaloriser comme la législation l’impose.
C’est un gaspillage financier d’investir de telles sommes pour la construction d’un incinérateur (partie du budget la plus conséquente) en décourageant les gens à effectuer le tri en sachant que c’est plus facile de les bruler mais c’est surtout plus couteux et dangereux pour notre santé et notre environnement
Etant donné qu’en décembre 2008 est rentré en vigueur la Directive Cadre-Déchets 2008/98/CE révisée relative aux déchets publié au Journal Officiel de l'Union Européenne le 22 novembre 2008. Ce nouveau texte de référence de la politique de gestion des déchets au sein des pays de l'UE fixe de nouveaux objectifs de recyclage que les Etats membres devront atteindre d'ici 2020 : « les déchets ménagers et assimilés devront être recyclés à 50% et les déchets de construction et de démolition à 70%. »
Le cout global de ce projet extensible est exorbitant ! Comment sera t-il possible d’investir ultérieurement vers des centres de tris, de recyclage et valorisations des matières si les fonds structurels sont épuisés après avoir cofinancé 90.000.000 € (en sachant que les couts des travaux peuvent certainement augmenter) ce projet de plateforme multi-filières allant en contradiction avec la politique de l’Union Européenne?
Selon les chiffres présentés par ce projet à long terme de « centre de traitement multi-filières de déchets ménagers » les normes européennes ne serons pas respectés ; les 5000 T recyclés représentant moins de 5 % des déchets entrants (voir page 5 de la synthèse édité par la société ValorGabar).
Actuellement depuis quelques années la politique de l’Union Européenne fixe aux états membres de réduire le nombre de leurs Incinérateurs sur leur territoire (ex. les Pays Scandinaves et l’Allemagne premier Etat en Europe appliquant majoritairement les procédés de recyclage, méthanisation et gazéification permettant de reconvertir le gaz obtenu utilisé pour le chauffage ou reconverti en électricité). L’Union Européenne considère que c’est un procédé dépassé et sollicite la fermeture des incinérateurs lié à des risques environnementaux et de santé publique
Il est indispensable de mettre en place plusieurs filières dont l’objectif de revaloriser les différentes matières. La Guadeloupe, territoire insulaire doit développer son tissu économique local grâce à ces futures filières.
Le recyclage du verre à ce jour n’est pas prévu dans le cadre du « centre de traitement multi-filières de déchets ménagers » mais c’est une matière très intéressante étant déjà utilisé en Europe et en Amérique du Nord dans le cadre du bâtiment.
Les matériaux composites avec des verres broyés correspondent à une matière isolante et résistante à la chaleur donc idéale pour le climat tropical et la compatibilité avec le béton ou gravier rend la composition plus compacte avec une réduction de 25% de consommation de ciment. L’avantage est qu’elle résiste plus longtemps aux séismes et aux catastrophes naturelles que des simples briques et du ciment.
Un autre aspect gravissime concernerait la gestion des REFIOM, Déchets dangereux classées 1. La Guadeloupe ne possède pas de décharge de classe 1, il faudra exporter plus de 4.000 T par année de ces REFIOM (Résidus d'Epuration des Fumées d'Incinération d'Ordures Ménagères) et les REFIDI (Résidus d'Epuration des Fumées d'Incinération de Déchets Industriels) dont selon les directives européennes le transport transfrontalier est dangereux et interdit. Quelles « dérogations » administratives illégales seraient délivrées ? Quels coûts supplémentaires pour les contribuables ? Il faut également relever que les mâchefers seront prochainement classés dans les matières dangereuses par rapport à leurs contenus en produits chimiques divers hyper toxiques et métaux lourds, ils ne pourront plus être utilisés (terme « valorisé » dans le projet… tout à fait impropre !) comme sous couche routière ou autre application.
Mais naturellement on est bien conscient qu’ils existent différentes alternatives respectueuses de l’environnement, de la santé publique, et de l’économie locale.
La mise en place de centres de revalorisations des matières au niveau communal ou intercommunal en sachant qu’à ce jour le 90% des matières sont recyclables.
La mise en place de ces centres de traitements de proximité permettra aussi d’éviter l’extrait de nouvelles matières qui risquent de s’épuiser et donc disparaître. Sans négliger le fait de la réduction considérable du trafic de bennes à ordures.
Ce processus prévoit une sensibilisation envers la population pour la mise en place du tri sélectif avec des ambassadeurs de tri prévu selon le PDEDMA (Plan Départemental d'Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés) validé par le Conseil Général qui vont se déplacer en porte à porte vers tous les habitants des communes.
Le centre de revalorisation de matières sera chargé de traiter les matières et en suite celles-ci seront revendues en créant du profit pour les communes permettant d’alimenter un circuit qui comprend la création d’emplois, et d’envisager une baisse des taxes locales. Le projet étant innovant et rentable pour les communes.
Je demande aux membres de la commission d’enquête de noter qu’il y a des centaines de personnes qui ont signé la pétition contre la mise en place de la Plateforme multi filières présenté par la société « ValorGabar SAS ». Cette pétition de 18 pages est jointe à ce dossier et remise ce jeudi 24 septembre 2009 en mairie des Abymes, aux commissaires enquêteurs afin qu’elle soit jointe et annexée au registre d’enquête ainsi que toutes les autres pièces transmises.
En conséquence, il est demandé aux membres de la commission d’enquête d’émettre un avis DEFAVORABLE quant à leurs conclusions motivées.
A ce titre j’attire l’attention vers le Conseil Général en demandant, Monsieur le Président
- de renoncer à autoriser cette plateforme multi filières avec son incinérateur prévu en Guadeloupe à la Gabarre, projet totalement antinomique avec une politique de tri, de recyclage et de valorisation des matières, surdimensionné, couteux et trop dangereux sur le durable en terme de santé publique.
- l’ouverture d’un vrai débat publique autour de la revalorisation des déchets en ressources sur leurs lieux de production.
- de réviser et faire évoluer le PDEDMA dans le sens d'un traitement plus écologique et plus économique de nos déchets.
- et de bien vouloir lancer des études sérieuses sur des propositions alternatives au projet actuel consistant à développer le tri, le recyclage, et à reconvertir les déchets restants en respectant les pourcentages des directives Européennes en énergie sans « incinération » mais avec par exemple le procédé de dissociation moléculaire dont je vous joins un dossier de 26 pages.
En concluant pour une meilleure participation de la population envers une enquête publique je regrette les dates retenues pour cette enquête publique commencée pendant les congés scolaires le 24 Août, et donc se poursuivant pendant la rentrée scolaire. Je regrette le manque de communication pour un sujet d’intérêt publique dont les habitants locaux ont le droits d’être informés en amont pour qu’ils puissent joindre leurs avis, réflexions et propositions. Il serait souhaitable d’obliger le maitre d’ouvrage d’effectuer de la communication permanente parmi les différents médias avec 1 mois d’avance et pendant toute la durée de l’enquête, de distribuer un fascicule pour chaque habitants, d’étendre les permanences de la Commission d’enquête vers les différentes communes impliquées, d’augmenter le temps de permanence par commune dont un jour en semaine et un jour en weekend et prévoyant une réunion publique par semaine soit un débat public en direct avec les médias locaux comprenant une ouverture exceptionnelle de la mairie et minimum 5 commissaires enquêteurs pour pouvoir se repartir les permanences sur les communes concernées.
Nicola Coppa 0690650745 nicolacoppa@hotmail.com Comité de Citoyens Guadeloupéens www.gwadecologie.info
Commentaires
Bonjour...
Dans tous vos articles vous parlez du SITCOM...même si l'on assiste depuis longtemps à un véritable feuilleton, vous voulez sans doute parler du SICTOM? (ou alors je n'ai pas saisi la finesse de votre humour?)
Cordialement
FDLS, journaliste indépendant
http://guadeloupe-decharge-geante.o...